« Phoenix », dernière sonde martienne américaine en date, s’approche de Mars où elle doit se poser le 25 mai au terme d’un périple de 680 millions de kilomètres.
Lancée le 4 août 2007 sur une fusée Delta 2 de Floride, Phoenix sera la première sonde à se poser dans la région arctique de la planète rouge pour y creuser le permafrost, tenter de trouver de la glace et détecter la possibilité de l’émergence d’une forme de vie. Sa mission doit durer trois mois. Phoenix entrera dans la haute atmosphère martienne le 25 mai à près de 21 000 km/h et devra se poser en douceur sur le sol sept minutes après.
Parachute supersonique Comme les vaisseaux précédents, Phoenix utilisera un bouclier thermique pour freiner sa vitesse de rentrée dans l’atmosphère sans brûler et déploiera ensuite un parachute supersonique pour ralentir sa vitesse à 210 km/h. Puis la sonde allumera des rétrofusées lui permettant de se poser en douceur sur ses trois pieds.
« Ce n’est pas une balade à la campagne », a lancé Ed Weiler, l’administrateur associé de la NASA pour la science. « Faire poser un vaisseau spatial sans encombre sur Mars est difficile et risqué », a-t-il ajouté. « Moins de 50 % de toutes les tentatives ont été couronnées de succès. » « Phoenix ne vise pas seulement à étudier le permafrost de la région arctique de Mars mais aussi à déterminer si cette région, qui pourrait compter pour 25 % de la surface de la planète, est habitable » pour de futures explorations habitées, a expliqué Peter Smith, responsable scientifique.
Phoenix est dotée d’instruments qui, en analysant la composition du permafrost martien, sont capables de détecter des molécules de carbone et d’hydrogène, des éléments nécessaires à la vie. La sonde peut aussi découvrir d’autres composants chimiques et déterminer ainsi si une forme de vie primitive a été ou est encore possible sur Mars.
Une fois sur la surface de Mars, Phoenix, qui est aussi doté d’une caméra, déploiera un bras articulé de 2,35 m capable de creuser à une profondeur d’un mètre dans le sol